Classe prépa : Workshop Dessin & Poésie

du au


  • avec Guillaume Dorvillé et Éléonore Pano-Zavaroni

* « Lets make some funny pictures ! » Tex Avery *
* « Une bouillabaisse de formes » Antonin Artaud *

Les étudiants travailleront pendant trois jours à partir d’une iconothèque et d’un répertoire de textes aux différents registres qu’ils se constitueront et qui seront mis en partage entre tous – un corpus comme point de départ pour travailler le dessin, l’écrit, la manière dont les deux se nourrissent, se font échos, se distancient.
Le dessin participe de toute pratique artistique, à n’importe quel degré, stade de la vie, et reste la meilleure forme pour communiquer lorsque l’on atteint ses limites. Il constitue pour chacun un langage à inventer, un langage à partager – partant du fait que chacun a sa manière propre de dessiner.

Le workshop s’appuie sur des figures telles que Cocteau ou Michaux verbalisant et mettant en pratique l’idée qu’écrire et dessiner sont plus ou moins la même chose. Il s’agira de questionner comment on nomme les choses, comment on les relie, comment elles travaillent ensemble.

Le dessin sera considéré dans son sens élargi : par la danse par exemple puisque danser c’est sculpter l’air, mais aussi tracer des lignes et des directions, donc dessiner, avec la danseuse Trisha Brown ; par la marche : dessiner dans l’espace avec le groupe Stalker ; par le mouvement de la caméra qui est un dessin ; ou juste le mouvement de la tête et des yeux qui regardent.

À partir d’expérimentations larges des modes de représentation, des outils et des supports du dessin, les élèves feront des allers-retours entre le dessin et le texte – deux dimensions de la création qui sont reliées et s’inscrivent dans la tradition du livre d’artiste, du livre de poésie et qui sont également liées aux questions du graphisme.


Guillaume Dorvillé – Biographie


Guillaume Dorvillé est né en 1981 à Paris. Il vit à Lyon. Il dessine et écrit des poèmes. Ceux-ci parlent de jours heureux, de fantômes sur des chars de carnaval, de sentiments tendres et de chevaux. Ils hésitent entre provoquer l’amour, brûler des ponts et faire tapis. Ses modèles sont Luke la main froide, François Bouillon, Richard Brautigan, Trisha Brown et Jack Black. Sa blague préférée est : Quelle différence y a-t-il entre une moule et un pull-over ? Sa phrase fétiche : « Si la ligne droite est le plus court chemin entre deux points, raisonnai-je, alors la ligne droite en y allant plein pot serait un chemin encore plus court » HST. Sa chanson préférée : J’suis snob de Boris Vian.

Guillaume Dorvillé écrit, organise des expositions et expose régulièrement son travail. Récemment dans les expositions collectives Jardin d’hiver (L’oeil de Boeuf, Lyon, 2017) ou Lignes aveugles (Institut des Beaux-Arts, Besançon, 2015) ; dans une exposition personnelle Jour de Tonnerre (Les bains douches, Alençon, 2014). Il prépare actuellement une exposition monographique à ZZ Studio, Lyon. Il publie régulièrement ses poèmes dans des revues spécialisées ou format ad hoc en collaboration avec d’autres artistes.

Classe prépa : Workshop Dessin & Poésie