Journée de professionnalisation : parcours de diplômé·x·es

le vendredi – 9h30-16h
ESAAA – bâtiment F, Salle de cours Sud : 50, rue des Marquisats, 74000 Annecy


Destinée à l’ensemble des étudiant·x·es de l’ESAAA, cette journée réunit des artistes diplômé·x·es de l’école, invité·x·es à partager leurs parcours depuis la fin de leurs études. À travers leurs témoignages, ils, elles, iels présentent leurs activités actuelles, leurs pratiques et leurs manières de se positionner en tant qu’artiste.

Les artistes reviennent sur les différentes étapes de leur insertion professionnelle, les obstacles rencontrés ainsi que les opportunités qui se sont ouvertes à elles·eux. Sont également abordées les structures au sein desquelles ils, elles, iels travaillent, les collaborations menées, les résidences effectuées et les formations suivies.

Pensée comme un temps d’échange et de transmission, cette journée vise à renforcer les liens entre étudiant·x·es et jeunes diplômé·x·es, à favoriser le partage d’expériences et à ouvrir un espace de dialogue autour des enjeux de l’après-école.

  • Avec la participation des artistes : Elina Boisson, Thibault Carcassonne, Mardi Forestier, Nicolas Quiriconi, Grace Nitoumbi et Margaux Pinto

Programme prévisionnel des interventions*


*Programme susceptible d’évoluer.

Introduction

  • 10h-10h45 : Elina Boisson
  • 10h45-11h30 : Nicolas Quiriconi
  • 11h30-12h15 : Mardi Forestier

12h15-13h45 : Pause

  • 13h45-14h30 : Grace Nitoumbi
  • 14h30-15h15 : Margaux Pinto
  • 15h15-16h : Thibault Carcassonne

Les intervenant·x·es


Elina Boisson

Elina Boisson est artiste céramiste installée dans la Drôme. Après quatre années de licence aux Beaux-Arts de Caen, puis une année de master à l’ESAAA, elle a poursuivi une formation à la Maison de la Céramique de Dieulefit.

Elina crée des histoires façonnées par des mots fabriqués, menée par les objets qui l’entourent. Son travail naît d’un jeu entre les mots, les formes et les matières, permettant de détourner la réalité, de la rendre plus joyeuse, parfois plus drôle et encore plus absurde qu’elle ne l’est déjà. Elle réalise des objets à la fois utilitaires (vaisselles, mobiliers) et sculpturaux, pensés pour être proches des gens et du quotidien. La texture est centrale dans saa pratique, mêlant émaux et matières collectées afin de donner à chaque objet une personnalité et une dimension tactile.


Mardi Forestier

Mardi Forestier vit et travaille à Bruxelles, à la suite d’études artistiques à l’ENSBA (Lyon) et à l’ESAAA (Annecy). Son travail mêle science-fiction et imaginaire, oscillant entre prose sonore et narration. Pétrie de néologismes, fourmillante et ornementale, son écriture vise à anticiper le futur de la langue autant qu’à en réveiller les fantômes. En 2023, est paru son premier ouvrage, Les Lichennes (ESAAA éd.), un roman d’anticipation enraciné dans les écologies queer. En octobre 2025, elle publie Harde (éd. Trouble), un roman d’amour reprenant les figures emblématiques de la commedia dell’arte. 
Elle écrit et dirige le fanzine de poésie Mamma Rassise et fait partie de La Satellite, collective d’artistes et plateforme curatoriale basée à Bruxelles, qui travaille autour des féminismes dans la science-fiction contemporaine. Elle auto-édite une partie de son travail et collabore régulièrement avec des illustrateur·x·ices, plasticien·x·nes et musicien·x·nes. Ses textes sont parus dans les revues TXTCensored MagazineCinema DivaKovenSèveaxelle MagazineFémixionEAAPESREVUPlain Text et sur Bela.be.


Nicolas Quiriconi

Né à Bastia en 1994, Nicolas Quiriconi vit et travaille à Paris. Après un premier cycle à l’École supérieure d’art Annecy Alpes, il est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2021. Son travail a été présenté dans plusieurs lieux d’art tels qu’à la Fondation Manuel Rivera-Ortiz à Arles lors des Rencontres d’Arles 2022, dans le programme Résonance de la Biennale de Lyon 2022 et à la Maison des arts de Malakoff pour Nuit Blanche 2021. En parallèle, il participe à des résidences d’artistes en territoire, notamment avec les Ateliers Médicis. Il est actuellement résident à Artagon Pantin.

Dans la peau d’une focaccia, d’une cigale, ou d’un potier travaillant sur une platine vinyle. Il aime raconter des histoires, se raconter des histoires. Tout commence souvent par une anecdote glanée, un rituel oublié, un détail du quotidien qui prend vie. À travers la performance, le chant, la vidéo, l’installation, et la création de costumes et d’accessoires, Nicolas Quiriconi crée des espaces où culture populaire et culture établie se rencontrent, où le passé et le présent se croisent.
Son travail se situe à la frontière entre arts visuels et arts vivants et s’inscrit dans une démarche collaborative, en dialogue avec le territoire et ses habitant·x·es. Avec elles et eux, il réactive des récits anciens ou en invente de nouveaux. Ce qui l’anime, c’est cette zone de trouble entre réel et fiction, entre dérision et sacralité. Il ne cherche pas tant à documenter le passé, mais à en faire un terrain d’expérimentation dans lequel il s’offre la liberté de le tordre et le réécrire. C’est dans ces interstices qu’il place son travail : là où la mémoire devient une fête, où la fiction redessine le territoire, et où toujours, le récit finit par prendre le pas sur la réalité.


Grace Nitoumbi

Artiste pluridisciplinaire afro-ukrainienne, née à Kharkiv (Ukraine) en 1998, Grace Nitoumbi vit et travaille en France, entre Paris et Annecy, depuis 2017. Diplômée de l’ESAAA où elle obtient un DNA Art en 2023 et un DNSEP Design en 2025, elle est également membre de l’Atelier des artistes en exil à Paris depuis 2018.

Sa pratique artistique traverse divers médiums tels que le textile, la performance, la céramique, les installations, le travail du métal et le son. Elle fusionne ces disciplines afin de dépasser les frontières traditionnelles de l’art et d’explorer de nouvelles formes d’expression.

Chaque matériau, porteur d’un potentiel expressif unique, nourrit son imaginaire. Ses recherches s’articulent autour de concepts-clés tels que l’activation, la transformation et l’hybridation, en interrogeant l’interaction du corps avec l’art ainsi que des thématiques liées à l’identité, au féminisme et aux racines.

À travers son travail, elle cherche à susciter des réflexions profondes et à favoriser une compréhension plus sensible de l’expérience humaine.


Margaux Pinto et Thibault Carcassonne

Depuis 2021, Thibault Carcassonne et Margaux Pinto travaillent en duo au sein de leur collectif. Ensemble, ils croisent leurs approches plastiques et leurs recherches, mêlant image et sculpture.

Ils développent une recherche qui s’inscrit dans la poétique des espaces et dans les récits qui les traversent, qui les habitent. Tous deux diplômés d’un DNSEP option Design et Territoire obtenu à l’ESAAA, ils accordent une place essentielle à l’immersion : s’inscrire dans un territoire, rencontrer des groupes de personnes, des collectifs, et écouter les récits qui en émergent.

Cette attention portée aux contextes nourrit leur sensibilité et leur permet d’hybrider plusieurs univers.

Leur manière de travailler privilégie la dimension collective : la collaboration occupe une place centrale dans leur processus créatif. Ils invitent chacun·x·e à parcourir un territoire, à interagir avec son environnement et à observer ses usages, afin de construire ensemble des projets ancrés dans le réel.


Ce projet est soutenu par le Ministère de la Culture dans le cadre du dispositif Culture Pro.


Images :
1. Elina Boisson – « Alchimaginaire », photo prise à l’atelier « la fourmilière » à Chapaize (Bourgogne)
2. Grace Nitoumbi – Installation textile « Strong Woman » / Performance – « Être réfugié » (2025) / Crédits : Olena Yaroshevets
3, 4, 5 : Thibault Carcassonne et Margaux Pinto – « La cabane », « Aller-retour terre lune » et « Transhumance ».