Professionnalisation / Projet @SPIRE : partenariat USMB – ESAAA 2025-2026 / Deuxième semestre
du jeudi
au jeudi
USMB – campus d'Annecy, Jacob-Bellecombette, Le Bourget-du-Lac

Depuis 2018, l’ESAAA et L’Université Savoye Mont Blanc s’associent pour faire vivre @SPIRE, un dispositif intégré aux Nouveaux Cursus Universitaires (NCU), qui signifie « Accompagnement, Spécialisation Progressive et Individualisation pour la Réussite de tous les Étudiant·x·es ».
Dans ce cadre, l’ESAAA propose des interventions dans certaines spécialités de l’USMB et ouvre l’accès à la création contemporaine pour les étudiant·x·es du premier cycle universitaire, mêlant approche de la pédagogie par compétences et expérimentation de l’art et du design. Ainsi, dans la continuité du programme initié au premier semestre, de janvier à avril 2026 trois artistes diplômé∙x∙es de l’ESAAA mènent des modules artistiques les étudiant·x·es de diverses filières de licence de l’USMB.
Margaux Pinto – Traces (janvier-avril 2026 – licence : Info-Com)
- Artiste diplômée de l’ESAAA – DNSEP Design, 2019
À travers ce module, l’artiste Margaux Pinto invite les étudiant·x·es en licence Info-Com à l’USMB de travailler autour de la notion de trace, en explorant l’idée de marquer une présence au-delà du visible. Les étudiant·x·es interrogent ce geste humain, consistant à envoyer un message sans certitude de réponse, à travers un travail collectif de trois jours.
Le projet s’inscrit dans un questionnement anthropologique, où l’humain a toujours cherché à laisser des signes de son passage, comme dans le cas des peintures rupestres, les récits ou les mythes.
À partir d’un travail de la laine à travers la technique du feutrage, les étudiant·x·es expérimentent afin de créer un langage, construire un récit et imaginer une nouvelle mythologie du futur, autour d’une adresse vers le ciel.
En se plaçant au centre de cette fiction, le groupe se propose de composer des images et des récits collectifs. Ici, la trace dépasse le cadre terrestre et s’adresse à une altérité inconnue, voire inexistante. Dans le cadre de ce projet collectif, l’humain transforme le vide et l’inconnu en espace d’inscription, pour prolonger son existence au-delà.
Margaux Pinto – Épiderme, cellules et imaginaire : rendre visible l’invisible (janvier-avril 2026 – spécialité : STAPS)
- Artiste diplômée de l’ESAAA – DNSEP Design, 2019
Ce projet mené par l’artiste Margaux Pinto avec étudiant·x·es en STAPS explore le corps de manière sensible et imaginaire. Il rend visible ce qui, habituellement, reste invisible : les sensations internes, les tensions et les transformations qui traversent le corps.
À travers la technique du feutrage, la matière devient un terrain d’expérimentation. La laine se transforme sous l’action de l’eau, du frottement et du geste. Elle s’agglomère, se densifie, se contracte, créant des surfaces souples, parfois irrégulières, presque vivantes. Le feutre devient une peau en formation : une épaisseur organique, une matière que l’on a envie de toucher, de presser, ou qui peut au contraire troubler.
Les formes produites évoquent des fragments de peau, des cellules en expansion, des excroissances, des mues ou des membranes imaginaires. L’épiderme devient un territoire narratif. Il n’est pas représenté de manière scientifique, mais interprété, transformé en récit.
Pour les étudiant·x·es en STAPS, le corps est le centre du projet : effort, tension, impact, fatigue, récupération. Ces sensations prennent ici forme dans la matière. Chaque pièce raconte un moment vécu : un sprint, une chute, un dépassement, une blessure, une montée d’adrénaline.
La peau devient une surface de mémoire, un paysage, un espace où s’inscrivent les traces.
Alan Szemendera – Les larmes de l’océan (janvier-avril 2026 – spécialité : IAE – Licence économie-gestion, gr. 1)
- Artiste diplômé de l’ESAAA – DNSEP Design, 2021
Dans le cadre d’un workshop prévu du 24 au 27.04.2026 avec l’artiste Alan Szemendera, un premier groupe d’étudiant·x·es en L2 Économie-Gestion est amené à réaliser une production artistique sur les impacts du développement industriel et de l’expansion humaine sur l’environnement.
Pollution, pression croissante liée à l’augmentation de la population mondiale, impact des déchets plastiques sur la faune marine, surexploitation et dégradation des écosystèmes – l’œuvre collective issue de ce workshop vise à sensibiliser et à dénoncer les dérives du développement humain. Les étudiant·x·es cherchent ainsi à interpeller le / la spectateur·x·ice et à l’amener à réfléchir à la nécessité de trouver un équilibre entre activité économique et protection de l’environnement.
Alan Szemendera – Le cycle : Arbre de nos vies (janvier-avril 2026 – spécialité : IAE – Licence économie-gestion, gr. 2)
- Artiste diplômé de l’ESAAA – DNSEP Design, 2021
Le projet que l’artiste Alan Szemendera propose au deuxième groupe d’étudiant·x·es en L2 Économie-Gestion aborde le passage du temps et les étapes universelles qui ponctuent la vie humaine. Lors d’un workshop du 30.04 au 4.05.2026, une production artistique sous la forme d‘un arbre voit le jour et interroge notre rapport au temps, à la finitude et à ce qui nous unit en tant qu’êtres humains. À travers les objets du quotidien disposés à chaque niveau de l’arbre, les étudiant·x·es mettent aussi en avant les stéréotypes associés à chaque âge – ces images simplifiées et parfois caricaturales que la société impose – pour mieux les remettre en question.
Par ailleurs, cette création collective invite le / la spectateur·x·ice à regarder sa propre vie avec du recul, et à accepter chaque étape, en envisageant la mort non comme une fin à craindre, mais comme une part nécessaire du cycle naturel qui nous dépasse.
Nathan Willerval – Fragment de printemps (janvier-avril 2026 – spécialité : AES)
- Artiste diplômé de l’ESAAA – DNSEP Design, 2021
Dans la continuité du travail mené au premier semestre avec l’artiste Nathan Willerval, les étudiant·x·es inscrit·x·es en licence Administration économique et sociale (AES) poursuivent leur expérimentation dans l’espace extérieur du campus – le parc et le jardin, avec l’installation de sculptures semi-pérennes.
Ainsi, deux réceptacles en béton reprennent à l’extérieur la texture d’écorces d’arbres, grâce à un travail de moulage en terre. Pour rendre l’intérieur étanche afin de recueillir de l’eau de pluie dans le jardin, les étudiant·x·es développent un travail graphique de mosaïque, en recyclant des carreaux de carrelage colorés, appliqués ensuite sur les parois des pièces.
Évoquant le lien avec les sculptures monumentales de Niki de Saint Phalle, l’installation Fragment de printemps est vouée à trouver une place pérenne dans les rocailles extérieures du campus. Les deux sculptures en béton qui la composent, avec un aspect brute et organique, explorent la relation entre la matière, le vivant et la culture à travers leur forme plastique.
Cette installation montre le monde dans sa totalité, elle connecte la terre, le ciel et la mer par ses dessins où évoluent des poissons à travers des fleurs, des astres et des étoiles filantes.
Nathan Willerval (janvier-avril 2025 – spécialité : SCEM, Science et montagne)
- Artiste diplômé de l’ESAAA – DNSEP Design, 2021
Si au premier semestre les étudiant·x·es en licence Science et montagne ont mené un travail graphique de dessin et d’impression cyanotype, l’artiste Nathan Willerval les accompagne au deuxième semestre dans le cadre d’un projet d’expression plastique utilisant la technique du collage.
Partant d’une matière de réemploi grâce à la récupération de magazines, le groupe vise à construire des images et des pensées collectivement. Après un travail d’enquête menée auprès d’autres étudiant·x·es, une série de 4 collages en format A2 est installée dans un couloir du campus du Bourget du Lac. Celle-ci aborde des thématiques aussi diverses que l’amour, la politique ou l’oppression culturelle.
Images (avec l’aimable autorisation des artistes intervenant·x·es) :
1, 4 : « Les larmes de l’océan » (détail et vue d’ensemble) – projet réalisé par les étudiant·x·es de l’IAE – Licence économie et gestion, accompagné·x·es par l’artiste Alan Szemendera lors de sa résidence @spire sur le campus de l’USMB à Annecy, 2026 – crédits : Alan Szemendera
2 : Détail du projet « Traces » en cours de réalisation par les étudiant·x·es en Licence Info-Com, accompagné·x·es par l’artiste Margaux Pinto lors de sa résidence @spire sur le campus de l’USMB à Chambéry, 2026 – crédits : Margaux Pinto
3, 6 : « Épiderme, cellules et imaginaire : rendre visible l’invisible » (détail d’accrochage et vue du travail en cours) – projet réalisé par les étudiant·x·es en spécialité STAPS, accompagné·x·es par l’artiste Margaux Pinto lors de sa résidence @spire à l’USMB, 2026 – crédits : Margaux Pinto
5, 7 : « Le cycle : Arbre de nos vies » (vue d’ensemble et détail) – projet réalisé par les étudiant·x·es de l’IAE – Licence économie et gestion (groupe 2), accompagné·x·es par l’artiste Alan Szemendera lors de sa résidence @spire sur le campus de l’USMB à Annecy, 2026 – crédits : Alan Szemendera