Lucia Luisa Cayuela
DNSEP Design, 2024 - 2025
- Mention
« Cabane de l’imaginaire »
– Installation
« J’ai travaillé cette année sur l’imaginaire, sur l’imagination et sur comment on perçoit les choses, entre les objets, la société, la créativité, une parole – comment est-ce qu’on la voit ? »
Cette installation est une présentation immersive de la cabane qu’on construisait quand nous étions enfants, avec des tissus, quand nous étions à la maison – c’est une cabane, un refuge…
J’explore les dimensions narratives et spatiales avec le matériau qui est issu de plusieurs tissus wax, draps et tissus récupérés ; j’invite à une expérience intime et réflexive.
« Je crée des environnements où le récit devient un espace de rencontre entre mémoire, imagination et perception, tout en générant une esthétique propre, qui t’appartient — entre rêve, repli, et agencement affectif. »
Dans mon travail, une lecture de contes accompagne la cabane de l’imaginaire.
« Nous ne pouvons plus allumer le feu, nous ne pouvons plus dire les prières, nous ne savons plus la place, mais nous pouvons raconter l’histoire de comment cela s’est fait. Et encore une fois cela suffit. » — Giorgio Agamben, Le Feu et le Récit
J’explore comment les œuvres deviennent décor dans d’autres espaces, comment j’inventerai une topographie du rêve dans laquelle j’accueille l’autre, en douceur, mais avec une cohérence esthétique forte.
— Les esthétiques du rêve comme espace politique, celles de la lecture partagée, celles de la matière comme seconde langue — il s’agit de prendre soin de cet espace, dans lequel j’invite l’autre à entrer, sans jamais forcer.
Crédits photo : Christophe Odon, Philippe Thaize et Anaëlle Bernard / Post-traitement : Mélanie Remaud