Licence Art / Workshop PUMP UP THE JAM des étudiant·x·es en 2e année Art
du lundi
au jeudi
ESAAA – bât. W et F : salle de cours Nord et salles d’accrochage 1, 2 et 3
Proposé aux étudiant·x·es en 2e année Art par les enseignant·x·es-artistes Clôde Coulpier et Estelle Deschamp, le workshop Pump The Jam se situe à la croisée de l’écriture, de la performance, de la musique, de la scénographie, de l’image et de sa diffusion.
Le workshop PUMP UP THE JAM
Sur le modèle Dick head man Records – Label de musique fictif mais effectif (cf. Dick head man Records – une anthologie commentée, Editions AAA), les étudiant·x·es sont amené·x·es à se construire des alter-egos, stars de la musique. Chacun·x·e invente des styles qui lui sont propres, en écrivant sa biographie, en mettant en place son lore ainsi qu’en produisant des images (clips, visualizers, pochettes d’albums, flyers, affiche de concert…).
Pour contrecarrer la phrase de Parménide « ce qui existe – existe, ce qui n’existe pas –n’existe pas », le groupe se pose la question « comment faire exister ce qui n’existe pas » – question cruciale dans cette période où l’image est plus que jamais suspectée de porter le faux en son sein.
Il est également question de faire sur-exister les fantasmes de succès, comme lorsque les douches se transforment en salles de concert combles.
Le workshop débute par l’intervention d’un groupe de musique, suivi d’une « conférence » avec Inès Sapin, critique d’art.
Pendant quatre jours, les salles d’accrochage 1,2 et 3 de l’ESAAA deviennent des salles de concert, de shootings photo, des studios d’enregistrement, des sets de tournage, des salles de projection – dans tous les sens du terme. Les questions de porosité entre art, musique et leurs représentations sont également abordées, partant de séances d’écoute, des projections de films, de documentaires, etc.
Inès Sapin – biographie
Inès Sapin (1980, Lyon) est une critique d’art, curatrice et collectionneuse qui vit et travaille à Grenoble. Ses travaux portent sur les systèmes d’écriture critique et le lien entre théorie et fiction, et couvrent des sujets tels que la manipulation des vérités artistiques et historiques, la pérennisation des œuvres à travers leur documentation et les problématiques d’une lecture des pratiques artistiques contemporaines sur un mode rétrospectif.
Sa carrière débute en 2006 lorsqu’elle fonde la Galerie Inès Sapin, où elle se consacre à la promotion de jeunes artistes. Depuis, elle contribue régulièrement à des revues et des ouvrages théoriques, donne des conférences et participe à des expositions en France comme à l’étranger. C’est ainsi que l’on a pu lire ses textes aux Editions AAA, aux Presses du Réel, ou aux Editions B42, et qu’on a pu la croiser au Jeu de Paume à Paris, à la Fine Art School de Prague ou encore à l’Institut Français de Berlin. Elle écrit pour de nombreux artistes contemporain·x·es dont Camille Laurelli, Clôde Coulpier ou Serge Comte et elle s’intéresse au label Dick head man Records, entité nébuleuse et protéiforme génératrice d’une production artistique et musicale abondante et inclassable, sur laquelle elle a mené un travail de recherche qui a débuté avec l’interview de leur mascotte et qui s’est achevé avec la publication de l’anthologie qu’elle a co-dirigée.
Elle soutient également la création artistique par le biais de sa discrète mais néanmoins impressionnante collection d’œuvres qui a été présentée dans différents lieux d’art. Enfin, elle contribue sous différents pseudonymes à des catalogues d’exposition, des livres d’artiste ou des essais théoriques.
Images : 1. Inès s’entretient avec Dick 2. DJ Casquette en séance de dédicaces, au Centre culturel Fnac Paris, 2005 / Crédits photo : DhmR