DSRA / « Société POTOP : Pour une communauté éphémère d‘humant·x·es » – Événement en résonance avec la Biennale d’Art contemporain de Lyon

du lundi au vendredi – 10h-18h
ESAAA – Hall du Bâtiment W : 52, rue des Marquisats 74000 Annecy


  • Cet événement est articulé à la programmation du dispositif Résonance.
  • Événement public (à partir de 17 ans), gratuit, accessible sans réservation (sauf mention contraire), dans la limite des places disponibles.
  • Les parkings les plus proches : Marquisats (à côté du Brise Glace), Trésum, Tillier, parking du Stade Nautique. En raison des travaux, l’ESAAA ne dispose pas de parkings à proximité.

Important maillage de galeries, de musées, d’institutions culturelles et de collectifs d’artistes, Résonance propose des expositions ou événements conçus en lien avec la thématique de la Biennale d’Art contemporain de Lyon, et témoigne de la dynamique artistique en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Cet évènement est porté par Karoline Straczek (Société POTOP), artiste-chercheuse en cours de DSRA à l’ESAAA – l’École supérieure d’art Annecy Alpes.


Société POTOP : Pour une communauté éphémère d‘humant·x·es


Comment faire communauté? C’est quoi être un·x·e humant·x·e ? Comment engager des conditions sensibles et politiques du commun?

Dans le hall de l’ESAAA et cela pendant une semaine, Société POTOP construit, explore, réinvente, éprouve, imagine dans une démarche d’expérimentation les conditions nécessaires pour construire ensemble une communauté éphémère d’humant·x·es.

« Or l’ambiance forme le dôme invisible sous lequel se déroulent toutes nos expériences». Bruce Bégout, le concept d’ambiance, 2020

Inspiré du Poïpoïdrome de Robert Filiou et Joachim Pfeufer, ce dispositif de Société POTOP est à la fois un espace de rencontres, un lieu d’interventions artistiques et théoriques, une exposition temporaire ainsi qu’un laboratoire d’expérimentations atmosphériques et olfactives sur la question des communs et des collectifs.

Il accueille :

  • une collaboration philosophique avec David Zerbib
  • une intervention sur l’aliénation olfactive avec Jessica Mignot
  • un groupe de réflexion sur les notions liées aux pratiques de l’art en commun avec la participation de Pascale Obolo, artiste plasticienne, cinéaste-chercheuse, éditrice de la revue Afrikadaa et curatrice
  • des propositions d’étudiant·x·es, des actions spontanées
  • des distillations de matières végétales (lichens, plantes, herbes) ramassées dans les environs de l’école et dans le Jardin de résistance élaboré par l’artiste-jardinier Emmanuel Louisgrand et les étudiant·x·es de l’école…

C’est dans un mode d’expérimentation que se jouent les formes et les concepts, les variations et les contrastes, les écarts et les similarités, décelant ainsi les rouages d’un « faire commun sensible ».


AU PROGRAMME


Du lundi 26.10 au vendredi 30.10.2026


  • 10h-18h : Une semaine d’expérimentation s’ouvre à tous·x·tes au sein de l’ESAAA. 
    «Nous créons un espace d’expériences où nos observations situées, nos sensibilités et nos récits traduisent un imaginaire du commun, du vivant et de l’art hors de sa marchandisation. Le processus de création est exposé durant cette semaine, comme une œuvre totale.»

lundi 26.10.2026


  • 10h-18h : Une installation avec les étudiant·x·es et le public dans le hall qui accueille les diverses interventions

mardi 27.10.2026


  • 10h-13h – Atelier avec Jessica Mignot : Initiation à la désaliénation olfactive – Réservé aux étudiant·x·es de l’ESAAA
    Jessica Mignot, philosophe de formation et rédactrice du magazine Nez, invite à une révolution sensible, avec ses réflexions décoloniales et revendicatrices.
    Durant cette rencontre, il s’agit de vivre une expérience commune de désaliénation olfactive.
    « On comprend ainsi que notre rapport au nez est éminemment politique, dans le sens où il pose la question du vivre-ensemble, entérine ou présuppose diverses discriminations et fonde plus généralement notre lien au vivant. Avec cette prise de conscience, nous postulons qu’une initiation à la désaliénation olfactive est urgente pour se défaire physiquement de cette approche productiviste et cesser de répéter les violences qu’elle perpétue. »
  • 12h-14h – Proposition culinaire de Matthieu Clainchard : Le bruit et l’odeur, le retour !
  • 14h-16h – Intervention de David Zerbib sur la notion d’humant·x·e
  • 16h-18h – Discussion avec Karoline Straczek, artiste-chercheuse en DSRA à l’ESAAA, sur le politique des odeurs à travers l’entité Société POTOP

mercredi 28.10.2026


  • 12h-14h – Dj zeN (Dickhead man Record)
    « Si l’on comprend les sons et les fréquences comme étant les odeurs pour les oreilles et le cerveau, DJ zeN vient remixer des musiques apaisantes à 528 Hz pour faire baisser (ou pas) notre taux de cortisol. »
  • 17h-19h – Rencontre avec Pascale Obolo: La pratique du commun comme acte politique
    Pascale Obolo est cinéaste-chercheuse, curatrice indépendante et éditrice de la revue Afrikadaa. Elle questionne les archives à travers la construction de récits historiques dans une perspective décoloniale en explorant les pratiques de transmission des savoirs et les pédagogies en art et dans les milieux militants. Dans sa pratique curatoriale, elle étudie les stratégies de résistance, les géographies de l’affection, les écologies de soins, en mettant en lumière les récits invisibilisés. Membre des cinéastes non-alignées, nombre de ses films ont été primés, tels que Calypso Rose: The Lioness of the Jungle, au FESPACO en 2013.
    Codirectrice de MissRead et directrice de l’African Art Book Fair. En 2023, elle figure parmi les 100 femmes les plus influentes dans la culture en France.

    « La pratique collective devient un acte politique résistant aux formes de marchandisation et de récupération. Pourquoi cette nécessité de pratiquer le commun et faire collectif ? Est-ce une façon de résister face à la concentration des industries culturelles ? Durant cette rencontre, sont abordées des émergences du collectif et du commun dans des pratiques artistiques, éditoriales et curatoriales. Ces multiples aspects nourrissent les réflexions et actions pour penser la question du sensible et de l’expérience olfactive. Entre critique politique et économique, analyse des fonctionnements institutionnels et privatifs et pratique de co-création, nous traçons les contours d’une forme de commun.»


Karoline Straczek – biographie


Karoline Straczek est artiste-chercheuse, inscrite en DSRA à l’ESAAA.

À travers le prisme olfactif, Karoline observe, transforme, pratique, pense, écrit, poétise et politise le monde qui l’entoure. La Société POTOP qui porte ses expériences est une société polymorphe, tantôt œuvre totale et collectif diffus. Le processus de création fait œuvre. L’odeur devient politique, l’art – un acte de résistance olfactive. Apparaissent ainsi de nouveaux concepts comme le parasitage et le hacking olfactif, l’imaginaire spéculatif de l’odeur et le «capitalisme odorant ».


L’installation collective du 26.10.2026 est réalisée à partir de matériaux de récupération, mis à disposition gracieusement par L’appartelier, FC Cruseilles et Rigobert.


Images :

1. Visuel du programme Résonance de la Biennale de Lyon – Art contemporain, 2026.
2. Société POTOP, M.C.O., Please love, résidence au campus universitaire d’Annecy-le-Vieux, 2023. Crédit photo: Karoline Straczek
3. Société POTOP, Discours de la porte-parole de Société POTOP Aliènor Bertrand, « Déclaration de résistance olfactive », spécialement pensé pour le dispositif de la journée d’étude « Humilité des possibles », 2025
4. Société POTOP, dispositif pour la journée d’étude « Humilité des possibles », ESAAA, 2025
5. Logo Société POTOP, Société POTOP, 2021