Sarah Everarts
DNSEP Art, 2025 - 2026
- Félicitations du jury
« En poésie, on rapproche deux choses parce qu’elles finissent de la même façon. Mais les bras de fer ne riment pas avec te donner la main, pourtant ça finit de la même façon. En rapprochant beaucoup de choses, qui ne sont pas faites pour être ensemble, je me questionne : “Qu’est-ce que c’est d’être proche ? ”. Les points communs sont utiles pour créer une relation : entre deux médiums, deux personnes, deux supports, un objet et un animal, etc. Je veux créer une dépendance érotique entre deux choses dont émerge une narration. Et je célèbre en grand ce mariage.
C’est pour ça qu’un canard peut tomber amoureuse de mes crocs orange. J’en apprends plus sur la fourmi quand elle ressemble à trois petits points communs. Si ma culotte ressemble à un cerf-volant, c’est suffisant pour t’envoler. Si les fenêtres sont en case de BD, alors je raconte une histoire.
Les mariages que je révèle à travers mes créations émergent dans l’attente. Je m’intéresse aux fourmis qu’on a en nous quand on reste immobile trop longtemps. Les choses qui bougent en nous dans l’attente. La façon dont on s’occupe, on s’occupe des gens, on s’occupe pour faire passer le temps mais la frontière entre le passe-temps et la passion est petite parfois. Je veux combler l’espace, combler mes 40 minutes de diplôme et te combler. »
Images : Sarah Everarts, DNSEP Art, 2026 / Crédits photo : Mélanie Remaud et Philippe Thaize