Option design

DNAP (Licence) et DNSEP (Master)

L’option Design à Annecy est caractérisée par son intérêt revendiqué pour la chose publique, le commun, le politique, et elle forme des étudiants pour qu’ils puissent intervenir dans des contextes précis, localisés, ancrés dans des territoires, s’attaquant à l’épaisseur de la réalité contemporaine. Ils deviennent designers spécialisés dans les questions spatiales, travaillant sur la grande échelle, et intervenant dans l’aménagement du territoire, le paysagisme, l’urbanisme mais aussi le champ de l’art.

Les deux cycles de l’option Design s’inscrivent dans le LMD avec la préparation d’un diplôme Bac+3 (DNAP Design – Licence) et Bac+5 (DNSEP Design – Master) et comme dans la filière Art, ces deux cycles se différencient pour l’étudiant par le suivi d’un « programme » en premier cycle, puis par l’invention d’un « projet » personnel en deuxième cycle. Et donc, si pendant les deux premières années l’étudiant rencontre les techniques, les méthodes, la culture, l’histoire et les objets du design, pendant les deux années du deuxième cycle, l’étudiant ouvre une position qui lui est propre, celle de son projet.

Depuis 2010, l’ESAAA propose un Master Design centré sur les questions de paysage, d’intervention urbaine, d’aménagement du territoire, d’architecture et de politique.

Pendant les deux années du DNSEP, en alternant workshops, séminaires, voyages d’études, travaux en ateliers, les étudiants sélectionnés préparent des projets singuliers qui une fois mis en commun, mutualisés dans les ateliers et les discussions croisées, proposent l’équivalent d’une «respublica» pour notre contemporanéité.

Les étudiants de ce Master Design sont issus de formations initiales variées (principalement design et art, mais aussi architecture, sciences politiques, géographie, sociologie…) et ils travaillent à des formes qui ne sont en aucun cas présupposées.

Leur travail témoigne d’un intérêt soutenu pour la place de l’art (au sens large) dans la cité, et il vise la production de propositions livrées au « commun » de notre époque, par des expériences sensibles (la res-publica, la chose publique, dont il s’agit d’imaginer l’existence n’est autre que cela).

Aujourd’hui le design sait gérer l’hétérogénéité, le divers, le multiple, et il est dorénavant radicalement élastique. À l’ESAAA, les étudiants apprennent à s’en servir, deviennent professionnels, et en jouant de l’élasticité inventent les tensions et les propulsions qui sont encore en attente.

Les étudiants de Design bénéficient pour leur Master d’un programme de déplacement en lien avec leur projet personnel. Il leur est proposé de s’éloigner de manière concentrique à partir de l’ESAAA, d’abord à pied, puis en voiture, en bus, puis en avion, pour confronter les problématiques spatiales qui sont les leurs à des territoires de plus en plus complexes et de plus en plus étendus. Et en changeant d’échelle, agrandissant la focale, ils en viennent à travailler sur des problèmes qui sont ceux de la cité, ceux des continents, ceux, globaux, qui exigent non pas de réduire la complexité du monde, mais d’inventer des agencements inédits au milieu de cette complexité et ainsi la gérer – l’apprivoiser, la rendre à des devenirs plus joyeux.